lundi 9 mars 2015

Maliki, tome 1 : L'autre fille dans le miroir - Souillon


Quatrième de couverture

Maliki est une jeune fille de 13 ans, qui se sent différente des autres. Et à juste titre. Avec ses cheveux roses et ses oreilles pointues, elle est aussi plus mature et lucide que ses camarades. Jeune collégienne, Maliki traine un lourd secret. Son corps sert d'abri à une créature surnaturelle nommée Lady : fusion de l'esprit de son défunt chat et de l'esprit de Maliki, cette fille féline, s'éveille doucement et aimerait bien sortir et découvrir le monde... Maliki doit apprendre à contrôler cette présence fascinante et inquiétante à la fois, ainsi que les étranges pouvoirs qu'elle lui confère. Enquête aux sources de cette métamorphose; quotidien d'une collégienne et difficulté à trouver sa place quand on décide de ne pas rentrer dans un moule - premiers amours et super pouvoirs : la vie de Maliki est bien remplie et pleine de mystères.


Que dire ?

Ce roman m'a été offert par un très bon ami, qui a risqué sa vie pour obtenir ce roman dédicacé par l'auteur, à Angoulême. J'ai donc eu droit à un petit mot d'amour de Souillon et une carte à collectionner (qui me sert de marque-page à ce roman, d'ailleurs). En temps normal, Souillon est un auteur de BDs et c'est à travers ses webcomics que j'ai découvert le personnage de Maliki. Je me suis vite attachée à elle, à cause de son caractère, de l'univers, du style dynamique.

Mais, revenons-en au roman. La lecture de ce dernier a été très rapide, je l'ai quasiment fini lors d'une nuit d'insomnie. J'étais même surprise, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi vite !
L'histoire de Maliki, jeune fille de 13 ans aux cheveux roses et aux oreilles pointues, m'a énormément plu. J'avoue être partie avec une certaine appréhension car j'avais peur que ce ne soit un roman pour les fans, bourré de références à l'univers riche de Maliki. Je fus vite rassurée de voir que ce n'était pas le cas, je pense même qu'une personne qui ne connait pas cet univers peut très bien lire le roman sans être perdu et peut passer un très bon moment. En effet, on a droit à une introduction, à travers le journal de la jeune fille, qui pose le décor, son caractère plus mature que ses camarades, ses soucis de collégienne et la découverte d'une entité qui vit en elle. Puis, on la suit dans sa quête pour comprendre ce qu'est cette entité et ce qu'il faut en d faire : s'en débarrasser ou cohabiter ?
En y repensant, connaître déjà l'histoire de Maliki via le wabcomic gâche un peu le suspens, mais c'est tout de même agréable de découvrir la façon dont l'auteur présente les événements mais aussi comment il prépare le roman suivant en glissant des indices ici et là.

Ce qui est intéressant également, c'est que la découverte des pouvoirs de la jeune fille est en parallèle avec ses préoccupations d'adolescente : les amours, les brimades à cause de sa différence, ses difficultés à vivre le divorce de ses parents, etc. Lady, la créature qui vit en elle, est en quelque sorte une représentation de sa personnalité qui s'affirme et qui, enfin, peut vivre au grand jour. C'est aussi, je pense, une façon de représenter tout ce qui peut se bousculer dans la tête d'une adolescente et qui ne demande qu'à sortir. Rien ne va se faire sans mal, malheureusement, car Maliki va devoir vivre quelques désillusions mais c'est ce qui va lui permettre de s'imposer, de savoir enfin qui elle est et de réussir à avancer.

Maliki est une ado « ordinaire », en dehors de son pouvoir. Elle a ses qualités mais aussi ses défauts, cache des choses à sa mère, a bien des questions et des soucis en tête.
En dehors de Maliki, j'ai trouvé les autres personnages assez sympathiques et bien construits. J'ai pris plaisir à les découvrir car, à part deux d'entre eux, aucun n'apparait dans le webcomic de Souillon. Et pour ceux qui apparaissent, c'est la possibilité d'en savoir un peu plus.
Certains d'entre eux permettent de représenter des classes sociales plus pauvres, plongeant Maliki dans la réalité de la vie et d'autres la confrontent aux aspects les plus moches de l'être humain (esprit de compétition poussé à l'extrême).

Le seul bémol, je trouve, est le côté parfois « forcé » de l'utilisation du journal intime pour raconter l'histoire, comme la fois où Maliki est perdue au milieu d'un bois et se met à écrire dans son journal pour relater les événements qui ont précédé.


Bref !

Un coup de cœur ! Je pense que la vitesse à laquelle je l'ai lu en est témoin. Je n'ai pas décroché du roman tant que je ne l'avais pas fini et j'attends le roman suivant avec impatience.
Je me suis beaucoup identifié au personnage principal et à son parcours d'adolescente.


Une citation

« Depuis qu'elle était « possédée », Maliki avait remarqué qu'elle devait manger plus pour être en forme toute la journée. Sa mère disait que c'était normal, à l'adolescence, d'avoir des besoins plus importants en énergie mais Maliki était certaine qu'avec tout ce qu'elle engloutissait, elle aurait déjà dû ressembler à un hippopotame. Il ne pouvait s'agir que d'une seconde personne qui consommait le surplus de nourriture, comme un parasite » (Maliki, tome1, édition Bayard, p.25).


Pour aller plus loin 

2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup les BD et j'avais un peu peur de me lancer dans le roman, de peur d'être déçue. Mais ta chronique me motive pour lire le roman !

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    1. Ok ! Dès que tu as fini, dis-moi ce que tu en as pensé ^^

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